En 2026, les bâtiments tertiaires français doivent réduire leur consommation énergétique de 40 % par rapport à 2010, conformément au Décret Tertiaire. Ce cadre réglementaire, associé à la hausse des coûts de l’énergie, pousse les foncières et occupants à mesurer précisément leurs performances. Voici les chiffres clés et benchmarks sectoriels à connaître pour piloter efficacement cette transition.
Où en est la consommation énergétique du secteur tertiaire en France ?
Le secteur tertiaire représente une part significative de la consommation énergétique nationale, avec des écarts importants selon les typologies de bâtiments. Selon l’ADEME (2024), le secteur tertiaire consomme en moyenne 235 kWh/m²/an, tous usages confondus, avec de fortes variations entre bureaux, commerces et établissements de santé.
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Cette consommation annuelle intègre le chauffage, la climatisation, l’éclairage et les usages spécifiques comme l’informatique. Les bâtiments anciens, non rénovés, affichent des niveaux de consommation nettement supérieurs aux constructions récentes répondant aux normes RT2012 ou RE2020.
Le tableau ci-dessous synthétise les ordres de grandeur observés par typologie d’activité, utiles pour situer un bâtiment par rapport aux moyennes sectorielles.
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| Typologie de bâtiment | Consommation moyenne (kWh/m²/an) | Principal poste de consommation |
|---|---|---|
| Bureaux | 150-220 | Chauffage et climatisation |
| Commerces | 250-350 | Éclairage et froid commercial |
| Établissements de santé | 350-450 | Chauffage et équipements médicaux |
| Hôtellerie | 280-380 | Eau chaude sanitaire et chauffage |
Quels sont les objectifs et obligations réglementaires pour 2026 ?
Le Décret Tertiaire (dispositif Éco Énergie Tertiaire) impose aux bâtiments de plus de 1 000 m² une réduction progressive de leur consommation énergétique. Selon le Ministère de la Transition écologique (2023), l’objectif est de -40 % en 2030, -50 % en 2040 et -60 % en 2050, par rapport à une année de référence choisie entre 2010 et 2019.
En parallèle, le Décret BACS impose l’installation de systèmes d’automatisation et de contrôle dans les bâtiments dont la puissance nominale de chauffage ou de climatisation dépasse 290 kW. Cette obligation vise à optimiser le pilotage énergétique en temps réel.
Les entreprises doivent déclarer annuellement leurs consommations sur la plateforme OPERAT, opérée par l’ADEME. Cette remontée de données permet un suivi précis de l’atteinte des objectifs fixés par activité et par patrimoine immobilier.
- Déclaration annuelle obligatoire sur OPERAT
- Seuil d’application : bâtiments de plus de 1 000 m²
- Sanctions possibles en cas de non-respect des objectifs
- Publication d’une note de performance énergétique
- Prise en compte de l’année de référence choisie par l’opérateur

Quels leviers permettent de réduire sa consommation énergétique ?
Plusieurs leviers combinés permettent d’atteindre les objectifs réglementaires tout en réduisant les charges d’exploitation. L’optimisation technique du bâtiment (isolation, régulation, équipements performants) constitue le premier axe d’action pour toute démarche de performance énergétique.
Le second levier concerne le pilotage des données : centraliser les consommations de plusieurs sites permet d’identifier rapidement les dérives et les gisements d’économies. Une plateforme de suivi facilite cette analyse à l’échelle d’un patrimoine immobilier complet.
Enfin, la sensibilisation des occupants aux écogestes complète l’action technique. Les comportements individuels influencent directement la consommation d’énergie, notamment sur les usages électriques et le chauffage dans les espaces partagés.
EGREEN, une expertise dédiée à la performance énergétique des bâtiments tertiaires
Face à ces enjeux réglementaires et économiques, EGREEN accompagne les acteurs de l’immobilier tertiaire depuis 2012. L’entreprise propose un suivi complet, depuis l’audit énergétique initial jusqu’au pilotage continu des consommations, en passant par la mise en conformité avec le Décret Tertiaire et le Décret BACS.
La plateforme EGREEN analyse aujourd’hui les consommations énergétiques de plus de 10 millions de mètres carrés de bâtiments, pour plus de 300 clients répartis entre foncières, property managers, syndics de copropriétés tertiaires et collectivités. Cette envergure permet à EGREEN de disposer de références sectorielles solides pour situer chaque bâtiment.
Selon les cas d’usage, les solutions mises en œuvre par EGREEN permettent de réaliser jusqu’à 30 % d’économies sur les factures d’énergie. L’entreprise a également sensibilisé plus de 30 000 personnes aux écogestes, un levier complémentaire aux actions techniques.
Depuis son intégration au groupe Enersweet, EGREEN renforce son accompagnement en associant expertise technique, réglementaire et logicielle. Les retours clients soulignent régulièrement la simplicité d’utilisation de la plateforme, la qualité des analyses et des reportings, ainsi que le gain de temps apporté aux équipes métiers grâce à l’accompagnement des experts EGREEN.
FAQ
Quelle est la consommation énergétique moyenne d’un bâtiment tertiaire ?
La consommation moyenne d’un bâtiment tertiaire varie entre 150 et 450 kWh/m²/an selon la typologie d’activité. Les bureaux se situent généralement entre 150 et 220 kWh/m²/an, tandis que les établissements de santé, plus énergivores, dépassent souvent 350 kWh/m²/an en raison des équipements médicaux et du chauffage continu.
Qu’est-ce que le Décret Tertiaire impose exactement ?
Le Décret Tertiaire impose aux bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² une réduction de leur consommation énergétique de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050, par rapport à une année de référence. Les propriétaires doivent déclarer leurs consommations annuellement sur la plateforme OPERAT.
Qu’est-ce que la plateforme OPERAT ?
OPERAT est la plateforme numérique opérée par l’ADEME permettant aux assujettis du Décret Tertiaire de déclarer annuellement leurs consommations énergétiques. Elle calcule automatiquement l’atteinte des objectifs de réduction fixés par bâtiment et attribue une note de performance énergétique visible par les parties prenantes.
Quels bâtiments sont concernés par le Décret BACS ?
Le Décret BACS concerne les bâtiments tertiaires dont la puissance nominale des systèmes de chauffage ou de climatisation dépasse 290 kW. Ces bâtiments doivent être équipés de systèmes d’automatisation et de contrôle permettant un pilotage énergétique en temps réel, afin d’optimiser les usages et réduire les gaspillages.
Comment réduire durablement la consommation énergétique d’un bâtiment tertiaire ?
La réduction durable combine trois leviers : l’amélioration technique du bâtiment (isolation, régulation), le pilotage centralisé des données de consommation sur plusieurs sites, et la sensibilisation des occupants aux écogestes. Cette approche globale permet d’agir à la fois sur l’infrastructure et sur les comportements quotidiens des utilisateurs.
Quelles sanctions en cas de non-respect du Décret Tertiaire ?
En cas de non-atteinte des objectifs et d’absence de déclaration sur OPERAT, les propriétaires s’exposent à une mise en demeure, puis à une publication de leur manquement (name and shame) sur un site officiel. Des sanctions financières peuvent également s’appliquer pour les opérateurs ne respectant pas leurs obligations réglementaires.
Sources et références
Statistiques et données officielles :
- ADEME (2024). Chiffres clés de la consommation énergétique des bâtiments tertiaires. Agence de la transition écologique. Données de consommation moyenne par typologie de bâtiment tertiaire.
https://www.ademe.fr
- Ministère de la Transition écologique (2023). Dispositif Éco Énergie Tertiaire – Objectifs de réduction. Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires. Présentation des objectifs réglementaires du Décret Tertiaire à horizon 2030, 2040 et 2050.
https://www.ecologie.gouv.fr

